Vote de la loi réformant le crédit à la consommation
La loi portant réforme du crédit à la consommation a été définitivement adoptée le 21 juin 2010
Cet article fait partie du dossier "Les crédits à la consommation"

Le projet de loi de Christine LAGARDE portant réforme du crédit à la consommation qui vise à protéger les consommateurs des abus et des excès et à responsabiliser les prêteurs a été voté par Le Sénat en deuxième lecture. L’examen par l’Assemblée nationale et le Sénat en première lecture avait permis de compléter et d’améliorer le texte proposé par le Gouvernement. La deuxième lecture par le Sénat, intervenue le 21 juin 2010, a vu l'adoption définitive de ce texte.
Suivra alors une publication de la loi dans les premiers jours de juillet 2010……et donc l’entrée en vigueur immédiate des mesures suivantes :
Entrée en vigueur dans les prochains jours
Suppression des pénalités libératoires
Les pénalités libératoires qui doivent aujourd’hui être versées au Trésor public par les particuliers et les entreprises, interdits bancaires, pour obtenir leur radiation du fichier central des chèques sont supprimées.
Entrée en vigueur en septembre 2010
Encadrement de la publicité
Interdiction des mentions qui suggèrent qu’un crédit améliore la situation financière ou le budget de l’emprunteur.
Obligation de faire figurer le taux d’intérêt du crédit dans une taille de caractère plus importante que celle utilisée pour le taux d’intérêt promotionnel.
Obligation de désigner le « crédit renouvelable » par cette seule appellation à l’exclusion de toute autre.
Interdiction de la publicité en faveur des cadeaux associés à un crédit.
Développement du microcrédit
Autorisation aux particuliers de financer par des prêts l’activité des associations de microcrédit.
Obligation d’information annuelle et publique relative à l’activité des banques en matière de microcrédit.
Choix donné aux consommateurs en matière d’assurance emprunteur
Suppression de la disposition législative qui autorise les banques, à l’occasion d’une demande de crédit immobilier, à imposer au consommateur d’adhérer au contrat d’assurance emprunteur qu’elles commercialisent.
Obligation de motiver tout refus d’assurance déléguée.
Interdiction de moduler le taux d’intérêt du crédit selon que l’emprunteur décide ou non de prendre une assurance déléguée.
Encadrement des rachats de crédit
Définition de règles spécifiques applicables aux opérations de rachats de crédits.
Entrée en vigueur en novembre 2010
Réduction de la durée des plans de surendettement
La durée maximale des plans de surendettement est réduite de 10 à 8 ans, pour favoriser le rebond des personnes qui connaissent des difficultés d’endettement.
Raccourcissement de la durée des procédures de surendettement
3 mois au lieu de 6 pour décider de l’orientation des dossiers de surendettement, décision de rééchelonnements et effacements d'intérêts par les commissions.
Suspension des mesures d’exécution
A la recevabilité du dossier.
Obligation d’assurer la continuité des services bancaires
Lorsqu’un client dépose un dossier de surendettement.
Raccourcissement des durées d’inscription au FICP
De 8 à 5 ans suite à une Procédure de rétablissement personnel.
De 10 à 5 ans dans le cas d’un plan de remboursement suite à une procédure de surendettement.
Ouvrir l’accès des commissions de surendettement aux surendettés propriétaires.
Entrée en vigueur en avril 2011
Réforme du taux d’usure pour le crédit à la consommation
Passage d’un système où les taux d’usure dépendent de la nature des crédits à un système fondé sur le montant des crédits pour réduire les taux d’usure et encourager le développement du crédit amortissable.
Entrée en vigueur en mai 2011
Encadrement du crédit renouvelable
Prévoir que chaque échéance de crédit renouvelable comprend obligatoirement un amortissement minimum du capital restant dû.
Obligation pour les prêteurs de fermer les comptes de crédit renouvelable inactifs après deux ans en cas d’inactivité (contre 3 ans aujourd’hui).
Vérification de la solvabilité tout au long de l’exécution d’un crédit renouvelable et non plus seulement lors de son ouverture.
Choix des consommateurs sur le type de crédit : le consommateur se verra proposer le choix entre crédit amortissable et renouvelable lorsqu’il demande (en magasin ou sur internet) un crédit pour un achat de plus de 1 000 €.
Des sécurités à l’entrée en crédit
Devoir d’explication et obligation de vérification préalable de la solvabilité.
Obligation pour les prêteurs de consulter le fichier FICP qui recense les incidents de remboursement sur les crédits aux particuliers avant d’accorder un crédit.
Obligation pour le prêteur sur le lieu de vente ou à distance de remplir une «fiche de dialogue», assortie de justificatifs au-delà d’un seuil.
Délai de rétractation porté de 7 à 14 jours.
Plafonnement des cadeaux pouvant être associés à un crédit.
Encadrement des commissions payées aux vendeurs de crédit.
Obligation de formation des vendeurs.
Cartes de fidélité
Interdiction de conditionner les avantages commerciaux à l'utilisation à crédit des cartes de fidélité.
Les cartes de fidélité auxquelles une fonction crédit est attachée devront obligatoirement comprendre une fonction paiement au comptant ; par défaut, la fonction paiement au comptant de la carte de fidélité ou bancaire sera activée ; l’activation de la fonction crédit de la carte ne sera plus possible sans l’accord exprès du consommateur à chaque opération
Voir aussi sur banque-info.com
Message(s) en relation sur le forum
Car il retrace l'ensemble des produits (encaissables et non encaissables) et des charges (décaissables et non décaissables) d'une entreprise pour un exercice comptable
OPCVM de capitalisation
OPCVM ne distribuant pas les bénéfices dégagés aux porteurs de parts de l'OPCVM, car ces bénéfices sont réinvestis.
Les revenus (qui sont en fait des plus-values) générés par les OPCVM de capitalisation ne sont pas imposables au titre des revenus mobiliers, mais peuvent en revanche être imposés au titre des plus-values de cessions de valeurs mobilières.

